L’effervescence, la mousse et les bulles

L’image d’exception liée au vin de Champagne n’est pas seulement due à l’extraordinaire qualité de son terroir ou d’un savoir-faire indiscutable, qui lui confère toutes ses caractéristiques aromatiques. Elle est aussi liée en grande partie à sa majestueuse effervescence qui la démarque des autres vins mousseux.

Il y a tout d’abord l’ouverture de la bouteille qu’un brin d’élitisme dicte de ne pas rendre trop exubérant. Retenir le bouchon de la main permet une détonation sourde et mesurée synonyme de finesse et de savoir-vivre. La légère fumée blanche qui s’échappe alors par le col dès le bouchon enlevé est une invitation à tendre son verre et à se laisser captiver par les promesses de mille ravissements.

Ensuite, s’abandonner à la contemplation de la mousse envahir le verre dans une symphonie d’éclatements sonores est le gage du plaisir à venir. La mousse disparait enfin laissant place à cette délicate effervescence si difficile à créer, cet étalage éclatant de millions de bulles.

Derrière cette poésie simple et troublante, se cache un phénomène physique dont la compréhension n’est encore pas totale de nos jours. Ce brin de mystère permet de mieux appréhender la difficulté du travail du vinificateur et le haut degré de maîtrise que cela nécessite pour atteindre une telle qualité dans la bulle et l’effervescence.

 

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