Le mildiou

Le mildiou (dérivé de l’Anglais mildew) est une maladie cryptogamique qui fut observée pour la première en France en 1879 dans le vignoble bordelais. Cette maladie est due à un champignon oomycètes originaire d’Amérique du Nord, le Plasmopora vitcola. Particulièrement dévastatrice lorsque les conditions optimales sont réunies, humidité et chaleur. Dès lors, les spores du champignon vont se disséminer de plant en plant grâce à l’eau de pluie. Seuls les organes herbacés de la plante sont atteints.

Les symptômes de la maladie se traduisent par des taches de décoloration jaunâtres à apparence « huileuse » observées sur la face supérieure des feuilles. Sur leur face inférieure, il y a apparition d’un duvet blanchâtre constitué des spores du champignon. Les zones infectées brunissent peu à peu et se dessèchent.

Les grappes sont sensibles au mildiou jusqu’au stade de la véraison. Avant cela, si l’infection se produit au moment de la formation des boutons floraux ou si les baies sont jeunes, il y a apparition d’un voile blanchâtre. C’est le stade dit « Rot gris ». Si l’infection apparaît à la nouaison, c’est-à-dire lorsque les fruits se forment, les baies prennent une teinte brunâtre ou violacée. C’est le stade dit de « Rot brun ».

MildiouMildiou sur grappe

Mildiou sur feuille  Mildiou sur feuille

 Longtemps, la lutte contre le mildiou aura été symbolisée par l’utilisation de la bouillie bordelaise, traitement à base de cuivre. Aujourd’hui, cette maladie peut être traitée grâce à différents fongicides disponibles sur le marché. Cette lutte est une lutte préventive, c’est-à-dire à déclencher avant le début de l’infection et tout au long du développement de la vigne. Elle doit tenir compte d’un certain nombre de paramètres parmi lesquels le stade d’évolution de la vigne, les conditions climatiques au jour du traitement et les jours suivants (notamment les pluies), la température de l’air.

Des moyens prophylactiques simples à mettre en œuvre peuvent cependant prévenir l’apparition de cette maladie. Il y a tout d’abord le drainage des vignes. En effet, des vignes convenablement drainées évitent l’accumulation d’eau dans les trous ou les creux du terrain mais aussi en fin de rangées. Il est aussi possible, par une taille adaptée des jeunes pousses ou des rejets qui pourraient traîner au sol et ainsi se faire contaminer par les spores du champignon.

 

Sources d’information