Les virus du court-noué

La maladie du court-noué de la vigne est très présente en Champagne. Deux virus en sont responsables. Le premier est le virus des feuilles en palmette de la vigne (ou GFLV de l’Anglais grapevine fan leaf virus). Le second virus est celui de la mosaïque de l’Arabette (ou ArMV de l’Anglais arabis mosaic virus).

Ces virus se transmettent à la vigne par l’intermédiaire de deux nématodes, le Xiphinema index pour le GFLV et le Xiphinema diversicaudatum pour l’ArMV. Ces nématodes (de l’ordre des nemathelminthes) sont des vers microscopiques vivant dans le sol. Pour se nourrir, ils piquent les racines des ceps et leur transmettent la maladie s’ils sont infectés.

La maladie du court-noué touche tous les organes de la vigne. Sur le ceps, elle provoque un affaiblissement de la souche qui peut entraîner la mort de celle-ci. Sur le rameau, les symptômes sont marqués par un raccourcissement des entrenœuds et une croissance en zig-zag (d’où le nom de « court noué »). Sur la feuille, cette maladie provoque une nervation anormale donnant une dissymétrie de la fleur et une coloration jaunâtre (appelée « panachure »). Sur la grappe, les effets sont visibles par des tailles moindres et des troubles de la fécondité. Les souches atteintes ont des grappes beaucoup plus sensibles aux phénomènes de coulure et de millerandage.

Court noué Le court-noué

Il n’existe malheureusement pas de traitement curatif contre la maladie du court-noué. L’unique moyen de s’en prévenir passe par des pratiques culturales adaptées. Par exemple, il est conseillé d’entretenir les abords des parcelles, éliminer les repousses de vigne, éviter les apports de terre provenant d’autres sols et pouvant être contaminées.

 

Sources d’information